Ci-dessous un article de Ouest France du 4 juin qui montre que le seul centriste non inféodé à la droite sur Nantes 2  est  Yvon Chotard, soutenu par le MoDem.

Au MoDem, nous ne voulons pas d’une cohabitation, qui serait contre-productive pour les Français. Mais un raz-de-marée PS  aggraverait  sa tendance hégémonique déjà très fortement marquée .

L’hégémonie n’a jamais aidé à prendre des décisions justes. Or c’est de justice et d’équilibre que la France a le plus besoin après 5 années de Sarkozysme.

Le meilleur garde-fou contre toute forme de dérive partisane et clivante  se situe  bien  au centre .

Dont acte?

Sylvie Tassin.

 

 

Nantes. La participation, la clef du scrutin

La participation, la clef du scrutin
Mardi 5 juin 2012

Marie-Françoise Clergeau, députée socialiste sortante, sollicite un quatrième mandat. Face à elle, dix candidats, dont six femmes et notamment l’UMP Laurence Garnier

Le score de la « présidentielle », peut-être trompeur

60 % pour Hollande ; 40 % pour Sarkozy. C’est le résultat de la présidentielle sur la deuxième circonscription de Loire-Atlantique (Nantes). Un score trompeur qui ne doit pas laisser croire que Marie-Françoise Clergeau, la députée sortante socialiste sera forcément réélue dans un fauteuil le 17 juin. L’histoire est là pour inciter l’intéressée à la prudence, dans la seule circonscription purement nantaise de Loire-Atlantique. Ce territoire regroupe environ 123 000 habitants et comprend des quartiers populaires et une partie plus bourgeoise : le secteur boulevard Guisth’au, Monselet, fief inamovible de droite dans une ville très rose.

Leçon d’histoire ou l’importance de la participation

En 1997, Marie-Françoise Clergeau est devenue pour la première fois députée en battant Élisabeth Hubert, l’élue sortante RPR de l’époque et ancienne ministre de la Santé. Mais en 2002, elle n’a gardé son siège que pour 324 voix, c’est-à-dire trois fois rien, face à François Pinte… En 2007, c’est le premier tour qui a donné quelques inquiétudes à Marie-Françoise Clergeau : le total des voix de gauche ne passait même la barre des 50 %. Pourtant au final du second tour, la socialiste l’emportait aisément toujours face à François Pinte.

En fait que ce soit en 2002 ou 2007 ou même en 1997, la clef de l’élection a résidé dans le taux de participation qui avait été très faible en 2002.

Et en 2012, les électeurs ne seront-ils pas tentés par l’abstention ? Si la participation est forte, la socialiste Marie-Françoise Clergeau, une femme de terrain bénéficiant d’une vraie notoriété, sera sans doute difficile à battre. Reste à rassembler dès le premier tour.

À droite et au centre droit, une vraie concurrence

Sur la ligne de départ, onze candidats se disputent les suffrages des électeurs.

Laurence Garnier de l’UMP entend faire mieux que François Pinte. Pour y parvenir, elle a pris pour suppléant Loïc Le Masne, seul conseiller général de droite à Nantes, élu sans discontinuité sur le 4e canton, autour du fameux secteur Guith’au/Monselet.

Laurence Garnier, conseillère municipale d’opposition, a multiplié les initiatives médiatiques pour faire parler d’elle. Ses militants allant jusqu’à sillonner la circonscription en 2 CV. Mais l’élue locale, qui est partie en campagne dès l’automne dernier, se retrouve en concurrence directe avec Georges Barret, du parti Chrétien-démocrate. Cet avocat est un militant associatif de longue date. « J’ai une union de mouvements derrière moi. » Quels que soient les résultats, Georges Barret s’inscrit dans le long terme en pensant comme de nombreux autres candidats à 2014 et entend ratisser large, jusqu’au centre droit. Centre droit où se situe aussi Jean-Philippe Guillouche de l’Alliance centriste.

Au centre, le nom d’Yvon Chotard, un autre avocat, a longtemps été associé à celui de Jean-Marc Ayrault. Mais en 2008, ce dernier a fait sans lui pour monter sa liste aux municipales et l’indépendant du centre gauche a fait sécession. Il bénéficie aujourd’hui du soutien du Modem et concourt sous la bannière du centre pour la France.

Le poids des écologistes et du Front de gauche

À gauche, deux candidates visent un score à deux chiffres. La verte Pascale Chiron espère faire aussi bien qu’aux dernières cantonales quand elle est parvenue à accéder au second tour. Elisa Delisante, candidate du Front de gauche, pour sa part, s’appuie sur les 13 % réalisés par Jean-Luc Mélenchon à Nantes. Et à la gauche de la gauche, les représentants de NPA et LO entendent bien capter ceux qui ne croient pas dans le Parti socialiste.

Évidemment, le Front national est aussi bien présent, avec Michel Lombardo qui tentera de dépasser le score de Marine Le Pen. Décidemment la présidentielle demeure la référence !

Les résultats du 10 juin 2007

François Pinte, (UMP), 38,93 % ; Jacqueline Picca-Dubreuil (MPF), 1,38 % ; Abdel Ghani Moussali (G2007), 1,22 % ; Damaris Merlet (UDB), 0,79 % ; Barbara Lussaud (FN), 1,56 % ; Paul Teilleux, (MNR) 0,31 % ; Pascale Chiron (Les Verts), 5,16 % ; Marie-Annick Benatre (PCF), 1,35 % ; Jean-Yves Bocher (UDF Modem), 8,55 % ; Thierry Fourage, (LCR), 2,38 % ; Catherine Chirat (RIC), 0 % ; Hélène Defrance (LO), 0,59 % ; Jean-Louis Rebière, 0,48 % ; Marie-Françoise Clergeau (PS) (LFA), 36,40 % ; Roselyne Morel, 0,69 % ; François Chapron (AGORA), 0,21 %.

Philippe GAMBERT.
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