juillet 2012


Chers adhérents, sympathisants,

l’été va être le temps de la pause et de la digestion d’une année politiquement très chargée.

Certains d’entre nous sont en attente, d’autres ont déjà mille idées pour pérenniser le MoDem.

Quelle que soit la décision que vous prendrez, je remercie en tout cas chacun d’entre vous de l’attention qu’il/elle aura portée à ce mouvement.

Nous avons maintenant deux années devant nous avant le prochain scrutin , qui sera municipal.

Ce qui nous donne tout le temps de mûrir et travailler comme nous le souhaitons vraiment depuis si longtemps : sans cette cadence infernale imposée par des élections qui se succèdent, qui ne nous donnent pas  le temps de  travailler les projets ou les idées de manière satisfaisante, et parasitent notre énergie par des questions d’alliances avec l’un ou l’autre…sources de tensions interminables.

Je crois que le temps de développer  notre capacité d’attractivité propre est venu, de creuser davantage le sillon de  cette troisième voie voulue par  ceux qui ont contribué à créer le MoDem en 2007 .

Ce que nous avons gagné dans ces défaites successives, est une identité  : le MoDem n’est pas le centre droit, ou le centre gauche.

Il tente de dessiner des contours différents de ceux traditionnellement tracés en politique, être de droite ou de gauche, et  de prouver que l’on peut être politiquement viable sans se laisser happer d’un côté ou de l’autre.

Ce mouvement  n’est  pas une synthèse sans caractère de ce qu’il y a de bon  à gauche et de bon  à droite, cela  nous cantonnerait à la posture du maître  qui décerne des prix de bonne conduite,  forcément agaçante.

C’est la détermination à sortir de modes de pensée automatiques, rassurants certes, mais qui nous enferment dans des cercles vicieux qui  ne donnent plus de place à l’homme curieux, ouvert,  intelligent, apte à entendre un autre discours que celui vers lequel le porte naturellement son histoire.

Un homme qui sort du cadre gauche droite pour se montrer créatif, et travailler à des solutions éclairées dans un monde aux problématiques toujours plus complexes.

En humaniste convaincue, je crois que ce sillon là, il faut continuer  de le creuser.

Mais il faut aujourd’hui qu’il ne soit pas qu’une manière de dire la politique, et qu’il prenne corps dans des projets tangibles et opposables aux cyniques que notre refus d’un monde réduit à sa face bipolaire dérange.

C’est bien dans cette réalisation d’un projet qui ne se définisse plus par rapport à une grille de lecture dépassée, celle du gauche droite, mais par rapport à l’urgence à  répondre de manière juste  aux demandes de notre monde, que réside  la difficulté de notre tâche.

Cette façon de voir est en partie inspirée de bilans que nous avons tous  tirés dans nos sections et conseils départementaux, et dont il ressort de manière évidente que l’intérêt pour le MoDem  demeure vif.

Un grand merci à tous ceux qui ont pris le temps d’écrire pour contribuer à la réflexion qui s’impose.

Je compte bien vous retrouver  lors de notre réunion de rentrée, qui se tiendra

 jeudi 27 septembre à 20h, à la permanence MoDem, 84 rue des Hauts Pavés à Nantes.

 Bien cordialement,

Sylvie Tassin,

Présidente de la section MoDem de Nantes.

06 87 19 80 09

 

A la lumière des résultats désastreux du Modem aux élections présidentielles et législatives, cette question mérite d’être posée.

Comment un candidat qui recueille plus de 18 % à la présidentielle de 2007, arrive juste au-dessus de 9% cinq ans plus tard et échoue à se faire réélire en tant que député ?

Pourquoi un parti comme le Modem, rare organisation politique pragmatique à délivrer avec courage une vision juste de la crise et des solutions à apporter n’arrive pas à rassembler tous les désabusés de la politique traditionnelle ? Les déçus de la droite comme tout de la gauche auraient dû en toute logique, rejoindre les positions réalistes et non moins innovantes du centre. Pourquoi cet échec ?

Mathématiquement, la position du centre est la position la plus équilibrée. La position la plus neutre aussi. Le centre n’est ni à gauche ni à droite, il est au centre comme le zéro est au centre des nombres négatifs et positifs. Vu sous cet angle, la position du centre apparait finalement  comme une position très isolée. Le nombre zéro est en effet un nombre unique. Il y a mathématiquement un nombre infini de chiffres positifs et négatifs, tous situés à gauche ou à droite du zéro.

Cette approche mathématique du centre caractérise certainement la position du MODEM. Un parti qu’une majorité ne rejette pas mais dans laquelle personne ne se reconnaît vraiment. Trop neutre certainement. Ni marqué à gauche, ni identifié à droite,  il n’exerce aucune attraction à sa périphérie.

Et l’attractivité est justement ce qui manque aux partis centristes. Sans renier leurs positions, ils gagneraient en visibilité à élargir leurs zones d’influence à partir d’idées tant de gauche que droite, dont aucun parti ne peut prétendre avoir l’exclusivité, et en les affichant clairement.

Le sectarisme des partis traditionnels tout comme leurs échecs, expliquent en grande partie le désintérêt de nos concitoyens pour la politique.Tout ce qui est étiqueté à droite a toujours été et restera  rejeté à gauche, généralement par principe idéologique. De la même manière, lorsque la gauche est au pouvoir, il est d’usage et obligatoire pour la droite de s’opposer. Ces positions nuisent à la mise en commun des idées de chaque camp pour la construction de solutions nouvelles, favorables au rassemblement d’une majorité de citoyens aujourd’hui éparpillés sur tous les bords politique.

Pour atteindre cet objectif et donc réussir, le centre ne peut donc pas se contenter de tenir une position molle qui consisterait sur un même thème à vouloir réaliser une synthèse équilibrée des idées de chaque camp. Le compromis est pour certains négociateurs avisés la pire des positions car elle ne satisfait jamais totalement chaque camp. Il y a pourtant dans chacun d’eux des idées formidables, des forces mais aussi des faiblesses. Les gens de  gauche ont une sensibilité sociale plus forte que les gens de droite. C’est un état de fait. Au niveau économique, les politiques de droite se montrent, par réalisme sur la nature de l’homme, plus efficaces que les idéologies de gauche. C’est un autre état de fait.

Plutôt que de s’installer avec les autres dans des guerres de tranchées, le centre politique gagnerait en visibilité à se poser non au centre mais au contraire à se poser comme un parti rassembleur, ouvert à tous ceux, et ils sont nombreux, qui désertent les partis classiques, à tous ceux qui n’y trouvent plus leur compte, à tous ceux qui considèrent que le camp d’en face n’est pas constitué que d’ennemis aux idées à combattre.

Que le centre ait donc le courage d’abandonner cette terminologie plus que neutre pour prendre le drapeau du rassemblement en reconnaissant à la fois le bien fondé de bon nombre d’idées de gauche et de droite sans renier en aucune manière sa ligne directrice marquée par un langage de vérité et une approche pragmatique. Le centre verra alors grossir ses troupes pour sortir enfin de la place statique que lui confère cette position centrale. Il cessera alors d’être constamment éclipsé par ses voisins et pourra alors réussir son envol.

 

C. Madec.

Lundi 2 juillet se tenait à Nantes une réunion suite au conseil national. Malgré des avis parfois différents entre militants, et c’est là une de nos forces, plusieurs thèmes nous fédèrent. Nous sommes un parti différent des autres dans notre conception de la politique. Nous ouvrons une nouvelle voie délicate qui trouve idéalement son sens dans le nom de notre parti : le Mouvement Démocrate. Nous ne sommes ni de gauche, ni de droite, nous sommes à la recherche de la meilleure solution, d’où qu’elle vienne. Ainsi, nous sommes attachés à notre identité qui commence par notre nom. Cette identité ne saurait exister sans cette ambition de porter la France et l’Europe au plus haut, dans l’intérêt général. Nous sommes également attachés à notre identité visuelle. La couleur de notre parti, le orange, sera donc naturellement mise en avant dans nos futures communications.

La communication, justement, a été notre plus grosse lacune. Nous n’avons pas su expliquer aux Français comment avancer en respectant chacun de nos principes et nous n’avons également pas su expliquer certaines alliances ou rapprochements avec d’autres partis. Un effort est en court pour que cela ne se reproduise plus. Nous sommes convaincus que notre visibilité sera également la source d’une meilleure compréhension de notre parti par tous les français. À nouveau, un effort sera fait dans ce sens. Notre défaite a certes été un coup dur, mais elle ne sera pas vaine si nous en tirons tous les enseignements possibles.

Parmi les enseignements à tirer, il y a une meilleure explication de notre démarche et de nos solutions. Car elles sont nombreuses autant que réalistes. Aucun problème n’existe sans solution. Au fur et à mesure de nos prochaines actions, nous apporterons une attention particulière à ce point. Nous sommes également conscients de certaines erreurs d’organisation qui nous ont affaiblis avant même de nous battre. Nous pourrons avancer en restant concentrés sur ce qui n’a pas été réussi.

Malgré tout cela, la motivation de nos racines, de nos adhérents, est forte. Si nous n’avons pas su convaincre, nous demeurons convaincus. Nous sommes convaincus que l’analyse objective d’une situation est toujours la meilleure approche, même si elle est la plus difficile. Nous sommes convaincus que l’Europe est notre avenir et que la France doit être un modèle sur tous les points pour hisser nos partenaires avec nous. Nous savons également que nos défaites cachent de belles victoires : plusieurs de nos thèmes se sont imposés durant la campagne présidentielle, dont le poids de la dette. De plus, nous n’oublions pas que vous avez été plusieurs millions à voter pour François Bayrou. Nous vous en remercions. Certains veulent voir la fin du Modem, mais nous sommes bien vivants, plus décidés que jamais à grandir dans le coeur des Français. Chaque période de crise a apporté son lot d’avancées majeures et celle-ci ne fera pas exeption comme nous commençons à le voir. Nous ne sommes ni de gauche, ni de droite, nous sommes un mouvement démocrate, nous croyons en la France et en l’Europe.

Maxime L.